Salem

1692, les colons tentent de s’installer dans l’immensité du Massachusetts sauvage. Les relations avec les Amérindiens sont très mauvaises, les nouveaux venus essuient des attaques incessantes et le monde est divisé en deux. D’une part, la clairière, défrichée par les colons, et de l’autre, la forêt des natifs. J’ai débuté l’écriture de cette bande dessinée, où les peupliers faux-tremble des forêts sont les arbres-qui-rient. Leurs troncs réguliers et droits sont coupés pour la construction de l’église de la colonie. Les indiens utilisent leurs petites feuilles rondes et leur écorce blanche pour leurs remèdes. Ces arbres rient, sans cesse, on ne sait pourquoi, quoi qu’il leur arrive, même lorsqu’ils sont décimés par les colons. Peut être est ce une forme de sagesse.